• Princesse Jade, intégrale du Chapitre 1

    Princesse Jade,
    intégrale du Chapitre 1
    (comprend les parties I à IX)
    (titre provisoire)

    Keen regarda à droite et à gauche.
    Personne ne faisait attention à elle. Le brouhaha environnant couvrait tout bruit suspect.
    Elle introduisit la clé. Un son métallique se fit entendre.
    Elle pria silencieusement pour que ça marche.
    Elle avait mis quatre ans à fabriquer cette clé. Quatre ans à moisir dans ce trou à rats. Elle ne voulait pas y rester une minute de plus.
    Un bruit de bagarre se fit entendre dans son dos.
     
    Elle se retourna et embrassa la prison du regard. Vaste taudis creusé dans la terre.
    Sur la droite, une galerie sur deux étages de cellules

     

    ovoïdes, fermées par des barreaux d’acier.  
    À gauche, un large terrain de jeux accolé contre un mur haut de six mètres.
    Une rixe avait animé leur misérable vie une heure auparavant. Un incendie s’en était suivi puis une révolte des prisonniers.
    Des voleurs, des assassins, des menteurs pour la plupart.
    Les détenus étaient massés vers la grille principale, située à l’ouest.
    Keen était à l’opposé, dans un recoin, face à une porte aussi solide et épaisse que celle d’un coffre-fort. Un seul petit trou pour l’ouvrir.
    Et une seule clé, qu’elle avait volé quelques minutes avant la rixe, pouvait l’ouvrir.
    Un cliquetis sourd retentit. La porte se déverrouilla avec un bruit monstrueux.
    Keen se retourna, inquiète. Son cœur battait la chamade.
    Elle resta quelques secondes à observer les gardes essayant de repousser les détenus à travers la grille.
    Encore une fois, personne ne faisait attention à elle.
    Elle souffla et se retourna.
    La porte, aussi lourde soit-elle, coulissa sans bruit et sans force.
    Keen la franchit rapidement et prit soin de refermer derrière elle. Pas la peine d’éveiller les soupçons.
    Elle prit une enfilade de couloirs, se remémorant les plans de la prison.
    Au fur et à mesure qu’elle s’éloignait des cages, comme les prisonniers les appelaient, les cris s’estompèrent.
    Restait l’alarme assourdissante et régulière.
    Elle arriva bientôt devant l’infirmerie.
    C’était de cette pièce-là qu’elle pourrait accéder à l’air libre. Il y avait une porte qui donnait directement sur l’extérieur, pour éviter au personnel soignant d’avoir à traverser la prison et ses dangers. Une porte qui ne s’ouvrait que de l’extérieur. Sauf quand on avait le code.
    Keen avait souvent été malade ces dernières années. En repensant à tous ses stratagèmes, la jeune femme sourit. Trouver le code avait était… divertissant.
    Chaque chiffre pianoté sur le boîtier émettait un son. Keen avait vite retenu la mélodie. Il lui avait fallu plusieurs mois et des milliers de combinaisons pour trouver le bon code. Mais elle avait réussi. Une semaine auparavant, la porte s’était ouverte. Elle avait respiré l’air frais.
    Pourtant, elle ne s’était pas échappée.
    Elle n’était pas tout à fait prête : il lui manquait la clé.
    Enfin, elle passa la dernière porte où se dessinait le sigle infirmier.
    La pièce était sombre. Il n’y avait personne. Ni malade, ni soigneur.
    Un rayon de lune éclaira la pièce. Keen plissa les yeux. En face d’elle, la porte au double vitrage, recouverte de grillage.
    Elle se dirigea rapidement vers elle. Inutile de lambiner, elle n’était pas encore sortie d’affaire.
    Keen composa le code, apprécia un instant le mélodie qui avait hanté ses nuits et ouvrit la porte.
    Un courant d’air envahit la pièce.

    Lahti somnolait, les pieds posés sur la console.
    Un bip retentit et elle sursauta.
    Elle se redressa lentement, en se frottant les yeux, et examina le tableau de bord de son vaisseau. Elle sourit.
    « Pile à l’heure! » pensa-t-elle en regardant sa montre.
    Elle attrapa son blaster, le fixa à sa ceinture et sortit.
    Dehors, il faisait nuit noire. Seule la lune éclairait partiellement les alentours : une petite forêt à l’orée d’une prison.
    Lahti fixa des lunettes de vue nocturne sur sa chevelure tressée. Le paysage se changea en un vert luminescent.
    Elle resta une bonne minute à observer. Aucun bruit, personne.
    Lahti retira ses lunettes, contourna le vaisseau et s’enfonça dans les bois. Elle pressa le pas, inquiète à l’idée de se faire repérer.
    Après cinq minutes, elle escalada un petit monticule surmonté d’une dalle de béton.
    Lahti regarda une nouvelle fois sa montre. Quelques secondes passèrent quand elle entendit quelqu’un tambouriner sur le béton.
    La jeune femme posa rapidement une petite charge explosive sur la plaque, donna deux coup de poing dessus et s’éloigna.
    Une petite détonation se fit entendre. Lahti retourna sur les lieux. La dalle était cassée en deux. Sans peine, elle repoussa un des morceaux.
    Une tête apparut.
    Keen émergea des ténèbres. Elle prit une grande inspiration et se hissa.
    Enfin à l’air libre, elle poussa un profond soupir de satisfaction.
    Son regard rencontra celui de son amie. Elle sourit, l’attrapa par les épaules et la serra contre elle.
    Et son sourire se transforma vite en éclat de rire.

    Le cargo semblait suspendu. Immobile.
    Pourtant, il avançait.
    Il se déplaçait à une vitesse vertigineuse. Mais dans l’obscurité de l’espace, il n’y avait aucun point de repère pour marquer son allure.
    Keen, assise à la place du pilote, regardait le vide insondable de l’espace. Elle aurait dû dormir, mais elle n’y arrivait pas. Les cauchemars revenaient sans cesse. Ses années de prison avaient laissé des marques. Et des cicatrices.
    La jeune fille soupira et passa une main dans ses cheveux châtains.
    Il fallait qu’elle tourne la page. Qu’elle pense à autre chose. Qu’elle continue sa « mission ».
    Elle savait qu’elle ne cesserait de regarder derrière son épaule dorénavant. On ne s’échappe pas impunément d’une prison aussi réputée que Gefan II.
    Mais elle devait tout de même continuer.
    Elle attrapa un petit livre tout corné et commença à le feuilleter.
    Il contenait toutes les informations, récoltées au fil des années, sur son père.
    Les mondes où il s’était arrêté, les gens qu’il avait rencontrés, les vaisseaux qu’il avait pilotés. Tout était là.
    Keen avait récolté ces renseignements au prix de beaucoup d’effort… dont un emprisonnement de quatre ans.
    Elle n’avait pas visité la moitié des planètes citées. Il lui restait un long chemin à faire.
    Pour l’instant, son tuyau le plus sûr était cet homme. Tackle Vinch. Une sorte d’érudit ou de scientifique. Elle ne savait pas trop en fait. Mais il fallait qu’elle mette la main dessus pour le questionner.
    Keen se leva.
    Son caban, qui ne la quittait jamais, vola autour de sa silhouette gracile.
    Elle traversa le vaisseau et ses pas résonnèrent sur les grilles métalliques qui recouvraient le sol.
    Elle s’approcha de la cabine où sa compagne était endormie, et s’arrêta un instant. Keen se souvenait de leur première rencontre. De ses cheveux bruns mal coupés, de ses yeux marron très vifs cachés derrière des mèches en bataille. Cette allure l’avait laissé perplexe à l’époque.
    Aujourd’hui, elle n’y faisait même plus attention.
    La jeune femme dépassa la cabine et se dirigea vers la petite pièce qui leur servait d’infirmerie.
    Elle fouilla dans les médicaments soigneusement rangés dans un tiroir, renversant quelques boîtes au passage.
    Elle trouva enfin celui qu’elle cherchait. Elle prit un pistolet médical et fixa la fiole de produit.
    Elle souleva le débardeur qu’elle portait, découvrant son ventre, posa la pointe du pistolet et appuya sur la détente. Un petit claquement retentit. Elle reposa l’engin et s’assit sur la table étroite en aluminium qui occupait le centre de la pièce. Les pieds, soudés au sol, l’empêchaient de se balader lors de certaines manœuvres de l’appareil.
    Keen fit quelques mouvements avec sa main, puis son bras droit. La douleur s’estompait déjà.
    Elle s’allongea complètement. Le médicament commençait à embrouiller son esprit.
    Elle revit son père une dernière fois, alors qu’il partait à la guerre. Puis elle s’endormit.

    Une main épaisse et calleuse enserrait sa gorge.
    Keen donna des coups de poings dans le torse de son adversaire. Rien n’y faisait. L’étreinte ne se desserrait pas d’un pouce.
    Elle commençait à suffoquer.
    Fébrilement, elle chercha un objet dans la poche de son pantalon. Un couteau, composé d’une lame brisée dont un bout était recouvert de lacets de cuir.
    Elle le prit fermement en main, et d’un coup sec, entailla la joue de l’homme.
    Ce dernier la lâcha immédiatement, portant ses doigts crasseux à son visage avec un rugissement de douleur.
    Keen ne lui laissa pas le temps de réagir plus avant. Elle balança son pied à travers sa figure.
    Mais l’homme s’était déjà relevé. Le coup le manqua de peu.
    Keen sentit la malchance s’abattre sur elle comme un couperet.
    Elle était coincée dans une de ces maudites cages! Un mur à droite, un mur à gauche. En face d’elle, la sortie. Et un énorme obstacle pour y arriver.
    Keen jaugea l’homme. Il était beaucoup plus grand qu’elle et beaucoup plus costaud. Mais elle était certainement plus rapide, et plus inventive.
    Elle prit son courage à deux mains et s’élança, couteau en avant.
    L’autre bloqua sa main avec une facilité désarmante.
    Keen força.
    Rien à faire.
    L’autre l’attrapa encore une fois par la gorge et l’obligea à reculer.
    Keen sentit son dos cogner contre la paroi. Elle perdit son souffle.
    Elle monta la main qui tenait le couteau, espérant échapper à l’étreinte de l’homme.
    Ce dernier sourit. Un sourire carnassier.
    « Tuer ou faîtes-vous tuer », telle était la devise ici. Keen comprenait à présent pourquoi.
    L’homme appuya sur sa main. Le couteau descendit d’un cran.
    La jeune femme essaya encore une fois de se dégager.
    Impossible.
    Avec horreur, elle vit la lame se rapprocher inexorablement de sa gorge.
    - Keen !
    La jeune femme sursauta, attrapa ce nouvel adversaire à la gorge et le plaqua contre le mur.
    - Keen ! répéta l’autre.
    La jeune femme revint brusquement à la réalité.
    Elle était dans l’infirmerie de son vaisseau. À l’abri.
    Et la personne qu’elle maintenait d’une main de fer contre le mur, c’était Lahti.
    Elle lâcha son amie.
    - Désolée, murmura-t-elle d’une voix rauque, en passant une main sur front en sueur.
    - Tu vas bien ? s’inquiéta Lahti, qui connaissait les tourments de son amie.
    Keen hocha la tête.
    - Un mauvais rêve…
    La jeune femme rajusta ses vêtements.
    - Tu voulais quoi ?
    - On arrive dans le système Naofelih, répondit Lahti en se dirigeant vers la porte. Je prépare l’atterrissage sur Th’aar.
    Keen hocha la tête.
    - J’arrive.
    La jeune femme attendit que son amie soit partie.
    Elle s’appuya sur un bardeau, enleva son débardeur trempé de sueur, et le balança sur une chaise.
    Elle tendit une main vers un capteur près du mur, et une source d’eau froide jaillit.
    Elle passa une main humide et fraîche sur sa nuque.
    Elle se sentit rasséréner.
    Elle attrapa un vêtement propre dans l’armoire métallique qui jouxtait la porte, identique au précédent, et le passa sur sa peau mate.
    Sans un regard en arrière, elle se dirigea vers le cockpit.

    Le « Black Falcon » se tenait à l’écart des autres vaisseaux.
    Le Commandant Corrigan, un grand type barbu au regard perçant, n’aimait pas voir les fouineurs tourner autour de son vaisseau.
    L’homme, debout devant sa passerelle d’embarquement, regarda un autre vaisseau, plus petit, se ranger non loin de lui.
    Quelques instants plus tard, deux femmes en sortirent.
    Le Commandant les observa à loisir.
    La première était de taille moyenne. Trois tresses qui sortaient d’un tas de cheveux emmêlés battaient son dos.
    L’autre était plus petite. Ses cheveux étaient plus foncés. Lorsqu’elle passe devant lui, il croisa son regard vert jade, doux et laiteux.
    Elle lui jeta un simple coup d’œil. Pourtant Corrigan eut l’impression d’être sondé des pieds à la tête.
    Perplexe, il la suivit du regard tandis qu’elle se dirigeait vers les plates-formes de débarquement.
    Le Commandant haussa les épaules et retourna à ses occupations.
    Keen fit le tour de la taverne des yeux d’un œil morose.
    La moitié des bandits de cette galaxie était réunie ici. L’autre moitié était certainement de l’autre côté de la rue sableuse, dans la seule autre taverne du coin.
    - Tu aurais pu choisir un meilleur endroit comme point de rendez-vous, reprocha-t-elle à son amie.
    Lahti haussa les épaules.
    - On est moins repérable ici. La P.I. n’ose pas intervenir dans ce coin. (note de l'auteur: PI = Police Interplanétaire)
    - Mouai… fit Keen avec une moue dubitative.
    Depuis son évasion de prison, elle avait pas mal de chasseur de prime à ses trousses. Jusqu’à présent, elle avait réussi à effacer ses traces et à ne pas se faire remarquer.
    Mais ici, il suffisait qu’un de ces minables sache qu’elle valait dix mille couronnes, et ils se bousculeraient pour l’attraper.
    La jeune femme rentra la tête dans les épaules, fit bien attention à ne bousculer personnes et se dirigea vers le fond de la salle.
    Une table libre les attendait.
    Les deux femmes s’installèrent tranquillement, firent mine de boire un verre et attendirent.  

    Corrigan pressa son second.
    - Tout est prêt ? demanda-t-il en regardant sa montre.
    - Tout est ok, confirma nonchalamment Deyl.
    - Tu sais ce qu’on fait si ça tourne mal ? insista le Commandant, en vérifiant son arme de poing.
    Deyl hocha la tête.
    - Ne t’inquiète pas, j’ai l’habitude ! lança-t-il en tapant dans le dos de son ami. Ce n’est pas la première fois qu’on fait ça, hein ?
    Corrigan marmonna quelque chose qui ressemblait à un assentiment, puis rangea son arme à sa ceinture.
    Il regarda un instant son compagnon, sondant ses yeux noirs légèrement bridés.
    - Très bien, alors j’y vais. Seul, ajouta-t-il en lança un regard en coin à l’autre homme assis non loin d’eux.
    Ce dernier haussa les épaules en se levant.
    Il était grand, un peu plus que Corrigan. Une barbe de plusieurs jours assombrissait ses joues.
    - Tu joues gros, là, Corrigan…
    - Écoute Boro, s’énerva le Commandant en le coupant. Je n’ai pas demandé ton aide. Tu es ici pour une autre histoire. J’ai planqué moi-même Tackle. Si quelqu’un le cherche, il faut que je sache pourquoi.
    Boro le fixa sans rien dire, aussi énigmatique que toujours.
    Il hocha la tête.
    - Très bien, fit-il. Si tu as besoin de moi, tu sais où me trouver.

    Corrigan le regarda sortir du vaisseau sans rien dire.
    Il ne savait pas s’il avait raison de faire ça, mais il devait le faire.
    Il avait eu trop de mal à faire oublier Tackle Vinch pour que quelqu’un crie son nom sur les toits.
    Il enserra le bras de Deyl en signe d’adieu et se dirigea à son tour vers les plates-formes de débarquement.
    Il se retourna une dernière fois vers son vaisseau. Énorme masse grise de dix-huit mètres de long, munie d’aile à l’arrière, telle une tête de requin-marteau.
    Corrigan continua son chemin.

    Keen avait rabattu le capuchon de son caban sur son visage et observait les personnes présentes.
    Quelqu’un entra dans la taverne.
    L’avantage d’être déjà installée, c’est qu’elle pouvait observer à loisir ceux qui entraient, et qui devaient d’abord s’accoutumer à l’obscurité de l’endroit.
    Le nouveau venu était assez grand. Il était aussi très large d’épaule.
    Keen ne s’en émut pas. En prison, elle avait vu plus baraqué que ça.
    L’homme avança et s’accouda au bar, à côté de Lahti qui préférait surveiller de là-bas.
    Cette dernière tenait un jeton vert et or dans sa main, avec lequel elle jouait négligemment. Tout cela pouvait paraître banal, mais Keen savait que ce jeton était le code convenu entre les deux parties.
    L’homme y jeta un coup d’œil nonchalant. Il commanda à boire et paya.
    En un clin d’œil, Lahti vit le même jeton dans la main de l’homme et lui fit signe de la suivre.
    Keen s’enfonça dans son siège, tout en regardant le personnage s’asseoir avec souplesse.
    Elle l’observa scrupuleusement, attentive au moindre mouvement suspect.
    Son visage était large et affable, mais son regard noir était indéchiffrable.
    Il ne paraissait pas beaucoup plus vieux que Keen, malgré sa chevelure striée de mèche grise.
    Ses lèvres, entourées d’une barbe épaisse poivre et sel, ne souriaient pas.
    Cet homme respirait l’assurance.
    Il fixait sur Keen un regard énigmatique.
    Sentant l’atmosphère devenir électrique, Lahti commença :
    - Nous cherchons un homme. Tackle Vinch.
    Corrigan s’adossa lentement à son siège en grattant sa barbe d’un air ennuyé.
    - Pourquoi le cherchez-vous ? demanda-t-il.
    Il entrevit le regard gêné que Lahti lança à sa compagne.
    Le Commandant observa la fille.
    Keen se pencha en avant, appuyant ses avant-bras sur la table. Elle darda un regard intense sur lui.
    - Ça ne vous regarde pas. On veut juste l’info. On paie et on s’en va.
    Corrigan reconnut la fille qu’il avait croisée dans le hangar à atterrissage.
    Il fit claquer sa langue.
    - Non, ça ne marche pas comme ça, répliqua-t-il en se penchant à son tour. Qui êtes-vous ?
    Keen soupira. Ça ne se passait jamais comme elle le voulait : simplement et sans bagarre.
    Elle allait rétorquer quand un homme s’installa à leur table.
    - Hey ! lança Lahti, peu amène.
    - Qu’est-ce que… fit le Commandant en même temps.
    Keen, qui avait reconnu l’homme, secoua la tête, dépitée. Elle baissa son capuchon.
    - Salut Boro.
    Corrigan ouvrit des yeux étonnés.
    - Vous vous connaissez ? demanda-t-il à l’autre.
    Boro hocha la tête et effleura la cicatrice toute fraîche qui ornait sa pommette.
    - Oh oui ! fit-il doucement. Et même très bien.
    Corrigan se tourna vers Keen.
    Elle fixait Boro sans rien dire. Elle semblait… il n’arrivait pas à mettre un terme exact sur ce qu’elle semblait. Fatiguée. Ou peut-être juste ennuyée.
    Elle avait des cheveux mi-longs très fins, châtains. Ses lèvres menues étaient bien dessinées, ses pommettes hautes étaient recouvertes de pâles taches de rousseur.
    Elle semblait jeune, mais quelque chose dans son attitude le contredisait. Peut-être son regard hanté.
    - Tu sais ce qu’il va se passer maintenant, Keen ? demanda Boro, un demi-sourire aux lèvres.
    La jeune femme hocha la tête pendant que Lahti s’interposait.
    - Il ne se passera rien du tout, fit cette dernière d’un air sarcastique.
    Elle sortit une arme qu’elle posa sur la table.
    Corrigan fronça les sourcils et recula légèrement. Boro et Keen n’y firent même pas attention. Ils se fixaient l’un l’autre intensément.
    Keen tourna la tête et fixa le visage déterminé de son amie.
    Quand elle refit face à Boro, elle souriait.
    Corrigan secoua la tête. Il avait du mal à comprendre.
    À ce moment-là, Boro tenta sa chance.
    Keen fut plus rapide. Corrigan regarda, effaré, le couteau planté dans l’épaule de son ami.
    Il y eut un instant de silence dans la taverne. Quelques têtes se tournèrent vers eux, puis chacun repris ses occupations.
    Le Commandant choisit ce moment-là pour prendre son arme.
    Il ne fut pas assez rapide.
    Lahti avait déjà braqué son arme sur lui. La diode clignotante indiquait que la batterie était à fond et que l’arme était prête à tirer.
    Sa main se crispa sur la crosse de son arme, qu’il n’avait pas eu le temps de détacher de sa ceinture. Quelques gouttes de sueur apparurent sur ses tempes.
    - Désolé Boro, lança Keen d’un air narquois, mais tu ne me ramèneras pas là-bas.
    Ce dernier tenait son épaule blessée. Il retira la petite dague effilée, et la balança sur la table, vers Keen.
    - Tu ne seras pas gagnante à ce jeu-là ! menaça-t-il. Tu as la moitié des chasseurs de prime de cette galaxie à tes fesses !
    Keen le prit de court :
    - Alors, aide-moi, fit-elle.
    Boro écarquilla les yeux, Corrigan fronça les sourcils et Lahti sursauta.
    - Et puis quoi encore ?! lança-t-elle de mauvaise humeur. Tu voudrais pas qu’on demande à l’autre de nous filer son vaisseau, non ?!
    Le Commandant vit les yeux de Keen pétiller de malice quand elle se tourna vers lui.
    - C’est une très bonne idée ça, dit-elle. Après tout, notre vaisseau est facilement repérable. Le vôtre sera certainement très confortable, non ?
    - Oh non non, attendez une minute ! Vous ne pouvez pas faire ça… commença Corrigan. Je ne vous laisserais pas faire ça ! scanda-t-il en la regardant d’un air menaçant.
    - Et vous allez m’en empêcher comment ? railla la jeune fille. Donnez-moi votre arme, ordonna-t-elle. Et toi aussi, Boro.
    Corrigan ne fit pas un geste.
    Lahti tapa un petit coup sur la table avec son arme.
    De mauvaise grâce, il s’exécuta. Boro également.
    Keen, quant à elle, ramassa son petit couteau et le remit dans son fourreau.
    - Très bien, fit-elle en récupérant les deux armes. Maintenant, on se lève tous les quatre et on sort. Et pas de grabuge.
    Les deux hommes passèrent devant. Lahti suivait, l’arme au poing, sommairement cachée dans sa manche.
    Keen remit le capuchon de son caban sur son visage et ferma la marche.

    Corrigan essayait fébrilement de trouver une solution. Mais l’arme, qui appuyait régulièrement dans son dos pour le faire avancer, l’empêchait de trouver une solution convenable.
    Boro peinait à avancer. Ses vêtements noirs dissimulaient le sang.
    Ils croisèrent quelques badauds qui ne se rendirent compte de rien.
    Le petit groupe stoppa un instant à un carrefour pour laisser passer des hommes qui déchargeaient des tonneaux.
    Corrigan profita de cet instant pour leur fausser compagnie.
    Boro l’aida autant qu’il pu en bousculant Lahti.
    Keen fut surprise de constater à quel point le Commandant était agile pour un homme de sa corpulence.
    Elle s’était peut-être trompée sur son compte, après tout.
    - Reste là et surveille-le, jeta-t-elle à sa compagne avec un signe de tête vers Boro.
    Et elle se lança à la poursuite de Corrigan.
    Ce dernier était reparti en direction de la taverne. Un coup d’œil dans son dos lui apprit que la fille aux yeux verts le poursuivait.
    « Très bien, pensa-t-il. Vient par ici, ma jolie. Je te réserve une bonne surprise. »
    Il tourna plusieurs fois, et emprunta des ruelles adjacentes.
    Il trouva enfin le passage idéal : étroit et hors de portée des rayons du soleil.
    Keen le perdit du vue quelques secondes lorsqu’il s’engagea dans l’allée.
    Elle poursuivit sa course et s’y engagea à son tour. Elle ne le voyait plus. Ralentissant le pas, elle sortit son couteau, encore taché de sang. À mi-chemin, elle s’arrêta, essoufflée.
    Il l’avait semé.
    La jeune femme réfléchit un instant, puis décida d’aller retrouver les autres. Le Commandant repartait sûrement à son vaisseau. Il fallait qu’elle y soit avant lui. Elle rangea son couteau, et retourna jusqu’à l’angle de la ruelle. Elle allait le dépasser quand un bras lui enserra la taille et une main se posa sur sa bouche.
    - Je n’ai pas trop aimé ce jeu, susurra une voix à son oreille. Maintenant, on change les rôles.
    Keen reconnut Corrigan et se laissa faire.
    La force avec laquelle il la maintenait montrait qu’elle ne pourrait pas se libérer aisément. Elle l’avait sous-estimé. Elle en payait les frais. Corrigan fut surpris de ne pas la voir se débattre. Il se méfia.
    Il desserra légèrement son étreinte. Comme il s’y attendait, Keen essaya de se dégager. Mais il fut quand même surpris par la force qu’elle déploya.
    Keen essaya d’attraper sa dague, mais elle n’y arriva pas. Après avoir reçu quelques coups de coude bien placés, il décida d’arrêter là les frais.
    Il resserra son étreinte à lui faire mal, et l’entraîna sur le côté. Keen poussa un gémissement de douleur quand il la plaqua violemment contre le mur.
    Corrigan faisait au moins une tête de plus qu’elle. Elle dû se mettre sur la pointe des pieds.
    Elle recommença à se débattre. Le Commandant raffermit sa prise.
    - Stop ! ordonna-t-il d’une voix sourde.
    Keen se figea.
    Il avait enserré sa gorge de sa main gauche, tandis que l’autre appuyait durement sur sa hanche. Tous deux étaient essoufflés.
    - Maintenant, je veux savoir qui tu es !
    Keen le fixa, décidée à ne rien dire. Corrigan sentit la colère le prendre.
    « Bon Dieu, quelle emmerdeuse ! ».
    Il rapprocha son visage jusqu’à la toucher. Le regard incendiaire, il insista :
    - Qui es-tu et pourquoi cherches-tu Vinch ?!
    Keen sentit son cœur s’emballer. Elle était prête à parier qu’il était sur le point de l’étrangler. Elle ne pouvait pas lui dire qui elle était. Si elle faisait ça, elle était sûre de se retrouver une nouvelle fois derrière les barreaux.
    - Très bien ! s’énerva le Commandant. On va faire un tour.
    La poussant devant lui, il repartit en sens inverse de sa course. Keen se laissa traîner sans opposer de résistance. Elle avait mal au bras, à l’endroit où il la maintenait fermement.
    Ils passèrent par une place encombrée de monde, ce qui arrangea Keen.
    Corrigan ne lui avait pas pris son couteau, elle pouvait en tirer partie.
    Keen passa sa main libre à sa ceinture pour l’attraper, et le dissimula à l’intérieur de sa manche.
    Beaucoup de gens circulaient. Ils étaient sans cesse obligés de les contourner ou de s’arrêter.
    Keen attendait le moment propice.
    Ils avaient bientôt traversé la place. Elle sentait son cœur tambouriner dans sa poitrine et son sang affluer aux tempes. Il ne restait pas beaucoup de temps. Elle regarda désespérément à droite, à l’affût du moindre chose qui pourrait l’aider à s’enfuir.
    La surprise vint de sa gauche.
    Une bousculade fit trébucher Corrigan qui manqua de tomber sur elle. Keen n’attendit pas une minute de plus. Au moment où il tombait, elle releva son bras, couteau en main.
    Le Commandant poussa une exclamation de douleur, lâcha le bras de sa prisonnière et s’affala par terre.
    Il porta la main à son flanc. Sa chemise était fendue de la hanche aux côtes. La peau n’était blessée qu’en surface. Ce n’était pas grave, mais très douloureux par contre.
    Keen n’attendit pas qu’il se relève. Elle prit ses jambes à son cou et repartit vers Lahti. Elle était presque arrivée quand, au détour d’un chemin, elle croisa cette dernière.
    - Tu étais où ?! demanda sa compagne, visiblement inquiète.
    Keen secoua la tête, ne souhaitant pas s’étendre sur le sujet. Pliant le buste, elle posa ses mains sur ses genoux et essaya de reprendre sa respiration.
    - Il faut qu’on dégage d’ici, fit-elle.
    - Justement, j’allais te dire la même chose ! Boro m’a faussé compagnie. S’il arrive au poste de garde avant nous, on ne pourra jamais décoller d’ici !
    Keen hocha la tête.
    - Dépêchons-nous.
    Les deux jeunes femmes reprirent leur chemin. Elles arrivèrent à bout de souffle sur la zone d’embarquement. Ralentissant le pas, elles remplirent rapidement les formulaires de départ et se hâtèrent vers leur vaisseau.
    Keen, inquiète, jetait sans cesse des coups d’œil à droite et à gauche. Elle s’attendait à voir débarquer la P.I.  à tout moment.
    Mais personne ne semblait faire attention à elles. Elles passèrent devant un vaisseau nommé « Black Falcon », et arrivèrent enfin en vue de leur vaisseau, le « Princesse Jade ».
    La trappe de la soute était en train de s’abaisser quand des cris se firent entendre. Les deux jeunes filles se retournèrent.
    Keen croisa le regard du Commandant, coincé à cinquante mètres de là, dans le sas de sécurité qui permettait d’accéder au hangar. Sa chemise crème était lacérée et couverte de sang. Se rappelant un détail, elle se tourna vers Lahti.
    - Fais chauffer les moteurs, lui  dit-elle en s’éloignant.
    - Où vas-tu ?! cria Lahti, déjà montée sur la passerelle.
    Keen ne répondit pas. Elle revit en pensée leur atterrissage, quelques heures plus tôt. Elle revit également l’homme qu’elles avaient croisé en sortant de leur appareil. C’était lui. Le Commandant. Et son vaisseau était le Black Falcon !
    Un rayon laser vint d’écraser à ses pieds.
    Keen plongea pour éviter le second et, du même coup, se retrouva sous le Back Falcon. La P.I commençait à affluer.
    Corrigan, furieux, était toujours coincé dans le sas. Il regarda les lumières vertes défiler, tel un ascenseur. C’était trop long!
    Il prit son arme et tira dans le boîtier de contrôle. La porte s’ouvrit automatiquement, avec un bruit d’air comprimé.Il ne perdit pas une minute et visa Keen.
    La jeune fille plongea et se glissa sous son appareil.
    Il se mit à courir. La douleur lui déchira les côtes, mais il continua.
    Pendant ce temps, Keen s’était calée sur le dos, et avait dégagé un morceau de métal du vaisseau, mettant des fils à nu. Elle en prit plusieurs et les sectionna avec son couteau. L’un des fils eut un mouvement de recul avec un bruit de décompression, un autre laissa suinter un liquide noir et épais.
    La jeune femme n’attendit pas de voir ce qu’il arrivait avec les autres. Elle rampa loin de la carlingue, et se releva, couteau à la main. Un regard vers le sas lui apprit que Corrigan s’était libéré et courait vers elle. Il semblait souffrir de sa blessure mais déterminer à l’attraper.
    Elle jeta son couteau vers lui et se rua vers la passerelle du Princesse Jade.
    La dague tomba au sol avec un cliquetis métallique et glissa jusqu’aux pieds de Corrigan. Le Commandant, qui avait stoppé pour viser l’appareil, était encore trop loin pour être atteint.
    L’arme braquée sur l’appareil, il fixa Keen, accrochée à la rampe de la passerelle. Les doigts tremblants, il n’arriva pas à se décider à tirer.
    Le vaisseau décolla devant lui et s’éloigna rapidement.

    « « Agent n°3 : en route pour mourir » - partie 1Princesse Jade, intégrale du Chapitre 2 (première partie) »

  • Commentaires

    1
    Vendredi 27 Août 2010 à 20:47

    Bonjour nous sommes deux auteurs qui parcourons les blogs à la recherche de lecteur bien sur mais aussi des personne éclairées pour nous aider à progresser. Nous proposons donc aux auteurs que nous rencontrons une entraide mutuelle permettant d'échanger des critiques constructives.

    Comme c'est moi qui envahit ton enspace je commence. Je n'ai pas tout lu de tonb extrait mais j'ai quand même quelques remarques. Il ne faut pas les prendre mal c'est vraiment pour t'aider. ma plus grosse critique va être générale. Ce n'est qu'un avis mais je trouve que tu ne lies pas assez tes actions, et comme tes phrases sont courte ça donne un style très hachuré, limite enumération à certain endroit, on a l'impression que tu dresses une liste d'action. Je sui désolée c'est mon ressenti et encore une fois ce n 'est pas méchant.

    J'ai aussi relevé quelques erreurs tout au long de ma lecture.

    Keen la franchit rapidement et pris soin = prit non ?

     repousser les prisonniers/comme les prisonniers les appelaient = prisonniers répétition détenus, emurés...

    C’était de cette pièce-là qu’elle pourrait accéder à l’air libre.= je trouve cette phrase un peu lourde, juste en enlevant le de elle serait mieux.

    les plans de la prison/à traverser la prison = prison répétition la batisse

    Il lui avait fallu plusieurs mois et des milliers de combinaisons pour trouver le bon code = on se demande comment elle a fait pour le trouver, même si elle a été malade on suppose qu'elle était sous surveillance (au moins avec un caméra) et on se doute bien que même si elle est souvent malade elle n'a pas toujours le lit à coté de la porte, enfin même si elle a toujours ce lit, qu'il n'y a aucune caméra il y a toujours les autres malades qui auraient fait du bruit quand la porte s'est ouverte, on imagine mal une infirmerie tjs vide.

    Un courant d’air envahie la pièce = envahit

    Un bip retenti = retentit

    sortie d’affaire/ et sortit = répétition descendit, quitta les lieux, se dégagea...

    les gens qu’il avait rencontré, les vaisseaux qu’il avait piloté = rencontrés, pilotés

    Elle lui restait un long chemin à faire.= il

    Une main épaisse et calleuse enserrée = enserrait

    donna deux coup de poing dessus/donna des coups de poings dans le torse = répétition

    qui tenait le couteau, espéra = esperant non ?

    Elle lâcha son ami. = amie

    s’inquiéta Lahti, qui connaissait les tourments de son amie = je ne metterais pas de virgule

    Elle lâcha son ami/attendit que son amie soit partie. = répétition, compagne

    A bientôt j'espere et encore une fois j'espère ne pas t'avoir bléssé.

     

    2
    nrd
    Samedi 28 Août 2010 à 08:13

    Coucou Sol'N et Cloé,

    Je suis ravie de lire ton message et ne craind rien, je ne suis pas vexé.

    Je suis toujours intéressée pour progresser.

     

    Pour mes actions, hum, c'est mon style...Des phrases courtes, des actions rapides etc.

    maintenant, puisque tu le considères comme une critique, je vais réfléchir à lier ces actions (mais je ne te promets pas d'y arriver tout de suite!! lol)

     

    Pour les fautes, oui, apparemment, j'en ai fait pas mal.
    J'en ai déjà corrigé plein, mais il m'en reste.
    Merci de les avoir noté (^_^)

    Idem pour les répétitions, merci de me les avoirs fait remarquer, je vais corriger cela

     

    "C’était de cette pièce-là qu’elle pourrait accéder à l’air libre" => si j'enlève le "de" comme tu le souhaites, je ne suis pas sûre que cela soit français...?

     

    Pour l'infirmerie, je suis partie du principe que, en effet, c'était "facile".

    En même temps, elle a mis "plusieurs mois", notament parce qu'elle n'était pas toujours seule, que certaines fois elle n'avait pas accés à la porte etc etc...

     

    "les gens qu’il avait rencontré, les vaisseaux qu’il avait piloté = rencontrés, pilotés" => Tu es sûre qu'il faut un "s"? J'ai toujours eu des difficultés à savoir sous cette forme-là

     

    qui tenait le couteau, espéra = esperant non ? => oui "espérant" (^_^)

     

    Merci pour tout ton travail!

    Si tu préfères, j'ai scindé cette histoire en plusieurs petites parties, pour facilité la lecture.

    Tu clic sur "Mes écrits" et tu as tout (^_^)

    A bientôt!

    3
    Samedi 28 Août 2010 à 11:28

    Merci de ta réponse ça fait plaisir quand quelqu'un prend la peine de justifier ses idées ça me permet de mieux comprendre alors merci !

    J'aime pas trop critiquer le style des autres car chacun son style et c'est très personnel je t'ai juste livrer mon opinion et je comprenderai très bien que tu préféres ne pas en tenir compte, comme je le dis toujours ce n'est qu'un avis et pas toujours très éclairé :-p

    Pour les fautes et les répétitions tout le monde en fait, mais j'ai une psychose ce sont les répétitions, les chasser est ma marotte ;-p

    heu oui je suis désolée c'était plus le là je me suis trompée de mot

    oui moi aussi alors quend je les corrige je fais un sondage approfondi, la maison est unanime le s s'impose ! ;-p

    Chouette merci du tuyau !

    4
    nrd
    Samedi 28 Août 2010 à 12:55

    Je vais en tenir compte, mais faut que je réfléchisse à "comment faire".

    Le fait que tu m'aies dit que l'action n'est pas liée est intéressant, je vais réfléchir à ça (^_^)

     

    Ok pour le "là" et pour le "s", il faut que je corrige tout ça

     

    A bientôt et merci encore! (^_^)

     

    5
    Mardi 31 Août 2010 à 12:23

    Et voilà, j'ai corrigé les fautes et une partie des répétitions

    Par contre, je viens de voir que les dialogues s'étaient mis dans un mauvais format, va falloir que je bidouille encore

    6
    Mercredi 15 Septembre 2010 à 14:28

    Et bien, je découvre tous ces beaux écrits avec plaisir !

    Je repasserai pour en lire d'avantage ! 

    7
    nrd
    Mardi 21 Septembre 2010 à 14:41

    Merci Séverine (^_^)

    8
    Lundi 8 Novembre 2010 à 16:34

    Bonjour =)

    Il y a quelque temps, tu as visité mon blog et m'a invité à rejoindre les écrivains du solstice. J'ai aussi lu certaines de tes histoires (celle-là est ma préférée pour le moment!).

    J'ai modifié mon blog, en enlevant tout ce qui n'était pas en rapport avec mes histoires, en rajoutant des photos et en modifiant les textes d'après des conseils =) si ça t'intéresse d'aller faire un tour!
    Bye^^

    9
    nrd
    Lundi 22 Novembre 2010 à 06:53

    Je vais aller y faire un tour

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