• Mattew Whiter

     Mattew Whiter

    © A.Pichard
    Mattew Whiter

    Un soir d'orage, Abbey Whiter affronte un ennemi mystérieux et implacable.
    Quinze ans plus tard, sa soeur Samantha, ses enfants Mattew et Mélinda reviennent dans la demeure qui a connu la mort de la jeune femme...


    Baguette magique, potions et maléfices sont au rendez-vous...

     

     

     

     

     

     

    Extrait condensé du Chapitre 1:

    Une banlieue tranquille.
    L’histoire des banlieues américaines tient en deux mots: apparente tranquillité.
    Dans ces quartiers aux maisons similaires, on imagine que la vie y est mortellement paisible, tout ce microcosme banlieusard reproduisant les mêmes gestes aux mêmes moments, et ce, à l’infini.
    Mattew WhiterC’était le cas d’Eilish Drive, quartier huppé de Sunny Hill, du moins en apparence. Car, ce que ne savait pas madame Lorry, qui épiait ses chers voisins à longueur de temps, c’était que cette belle tranquillité, habilement et jalousement entretenue depuis tant d’années, serait brisée en ce soir de décembre.
    Dans l’une des maisons, en effet, se tramait un drame sans précédent.

     

    Deux femmes se disputaient dans l’entrée de la demeure Whiter.

    - Je l’ai vu, Samantha, il va venir ici pour prendre les enfants ! dit Abbey, à sa sœur.
    - Abbey, tu sais que toutes tes prémonitions ne sont pas révélées être vraies.

    Les deux sœurs vivaient ensemble depuis quelques mois alors qu’Abbey avait quitté son mari.
    Elle étaient toutes deux sorcières, âgées d’une vingtaine d’années.
    Si Samantha était une rousse pulpeuse, Abbey était une brune élégante aux yeux verts captivants.
    C’était une nuit orageuse.
    La pluie tombait à torrents et tous les volets des maisons étaient fermés. Tous sauf ceux des sœurs Whiter.
    Abbey se rendit à la cuisine, suivie par sa sœur, et fouilla dans un tiroir jusqu’à y trouver quelques fioles d’un étrange mélange pourpre qui semblait briller dans l’obscurité de la demeure.

    - Si c’est vraiment lui, ça ne suffira pas, dit Samantha.
    - Je sais, mais cela pourra le stopper quelques instants, le temps que tu t’en ailles avec les enfants.
    - Et toi ? Que vas-tu faire ? Tu sais qu’il va te tuer s’il n’a pas ce qu’il veut !
    - Oui ... je sais.

    Le regard d’Abbey se dirigea vers le salon, là où ses deux enfants, Mattew et Mélinda, dormaient paisiblement.

    - Tu ne peux pas aller le combattre, c’est    de    la    folie !    s’insurgea Samantha.
    - Et tu veux que je fasse quoi? Le laisser prendre les enfants !
    - Tu pourrais fuir avec nous !
    - On en a déjà discuté, Sam. On savait que cet instant arriverait un jour ou l’autre. Il ignore l’existence de Mélinda... Il faudra à tout prix faire en sorte qu’il ne l’apprenne jamais.
    Sinon ... Ce sera notre fin à tous ...
    - Mais il va te tuer! Je ne peux pas te laisser mourir et fuir !
    - Si personne ne se sacrifie, c’est notre monde qui le paiera ... Tu diras aux enfants que ... Tu leur diras que je les aime de tout mon cœur.
    - D’accord ... dit Samantha, acceptant, à contre cœur, la décision de sa sœur.

    Abbey se rendit dans le salon. Elle regarda ses deux enfants, une dernière fois, leur donna un doux baiser sur le front avant de prendre une profonde inspiration.
    Mélinda n’avait que quelques mois et Mattew, à peine plus d’un an. Partir ou rester fut sans doute le choix le plus difficile qu’Abbey eut à faire. Mais il fallait qu’elle s’en allât combattre celui qui voulait leur mort. C’était son devoir de sorcière et surtout de mère.
    Sa décision était à présent irrévocable.

    - Occupe-toi bien d’eux, dit-elle à sa sœur qui acquiesça.

    Au-dehors, dans la pluie et la foudre, un homme tout de noir vêtu apparut.
    D’un regard déterminé et malin, il inspecta les alentours, avançant lentement dans la rue déserte.
    Ses pas lourds trouvaient pour écho le rythme saccadé et ininterrompu des gouttes de pluie qui frappaient le sol.
    Dans la maison Whiter, Abbey ressentit la présence de l’homme au-dehors.

    - C’est l’heure ... annonça t-elle.

    Samantha la prit dans ses bras et pleura.
    Abbey posa un dernier regard sur ses enfants, prit les trois fioles trouvées dans la cuisine, ouvrit la porte d’entrée et sortit.
    Elle resta figée sur le seuil de la porte. Il était dur de dire adieu à tous ceux qu’elle aimait.
    Samantha fit apparaître une baguette magique, puis récita quelques mots en latin. Soudain,un écran de fumée bleue se forma dans le salon et, dans un flash
    de lumière, les meubles, Samantha, Mélinda et Mattew disparurent.

    Abbey avançait lentement dans la rue.
    Elle savait ce qui l’attendait.
    Elle pensait à ses enfants, à sœur et sa vie.
    En face d’elle, l’homme en noir s’arrêta, sa cape rampant sur le sol mouillé. Ils se dévisagèrent pendant un moment, seul le bruit de la pluie pouvait être entendu. L’heure était grave mais ni l’homme mystérieux ni Abbey ne semblait vouloir rompre ce silence angoissant.

    - C’est trop tard, tu n’auras pas mon fils, dit Abbey avec arrogance. Tu étais venu pour lui, je le sais, mais tu as échoué. Il est à présent bien loin d’ici, loin de toi et de toute ton influence mortifère. Il n’y a plus que moi à présent.

    L’homme leva sa main droite gantée et projeta Abbey sur une voiture dont l’alarme se déclencha.
    La pluie frappait toujours le bitume et se mariait bientôt avec le sang de cette dernière.
    Elle se releva malgré tout et prit l’une de ses fioles qu’elle lança sur l’homme en noir.
    Le sol trembla avant de laisser s’échapper des ronces gigantesques qui le piégèrent. Le sorcier sortit son épée et s’en dégagea facilement.
    Il avança vers Abbey, laquelle recula tout en envoyant ses dernières fioles, en vain.
    Il la saisit au cou avec sa main gauche, la souleva brutalement et lui enfonça son épée dans l’abdomen.
     La sorcière regarda l’homme fixement et lui sourit.
    Au dernier soupir, l’homme retira son épée, laissa tomber Abbey et disparut d’Eilish Drive, ce quartier d’une apparente tranquillité.
    Apparente seulement.

    Quinze ans plus tard, la banlieue d’Eilish Drive semblait avoir retrouvé toute sa sérénité. Les enfants jouaient, les oiseaux chantaient et madame Lorry, désormais retraitée, passait tout son temps à sa fenêtre, épiant son voisinage avec délectation.
    De cette nuit de décembre très spéciale, qui avait prit place des années auparavant, elle n’avait que le vague souvenir d’un bruit sourd, d’un cri.
    Mais elle se souvenait de la découverte du corps de sa voisine le lendemain au milieu de la rue.
    Tous ces rêves s’étaient réalisés ce jour- là.
    La police et les média étaient venus, tant de personnes qui s’étaient intéressées à l’avis de madame Lorry.
    Pourtant, la jeune retraitée ne savait pas deux choses essentielles: qui avait tué Abbey Whiter et où était passés sa sœur et son fils ?
    La mafia, madame Lorry pensait que c’était l’œuvre de la mafia. On n’avait pas idée de l’influence de la mafia dans la vie des banlieues de nos jours.
    Heureusement, cette triste journée de décembre était derrière madame Lorry.
    Du moins, elle le pensait.

    La maison des Whiter avait accueilli pas moins de dix familles en quinze ans.
    Toutes étaient parties subitement.
    De la trouvaille de crapauds dans le lavabo au chat qui parlait dans la cuisine, les pauvres propriétaires s’en étaient aller bien vite à chaque fois.
    Madame Lorry en était sure : la maison était hantée.
    Et à nouveau, les derniers propriétaires venaient de quitter la maison en courant, valises à la main.
    Quelques jours plus tard, l’éternel panneau “A vendre” faisait son retour sur la façade de l’ancienne maison des Whiter.
    Et aujourd’hui, en regardant par la fenêtre de sa cuisine, madame Lorry vit quelque chose qui allait attiser sa curiosité maladive.
    Accompagnée d’un agent immobilier, Samantha Whiter, son ancienne voisine partie un soir, revenait dans le quartier d’Eilish Drive.
    Le regard figé et la bouche tombante, madame Lorry n’en croyait pas ses yeux.
    De nombreuses questions lui vinrent à l’esprit, tant d’interrogations dont elle trouverait les réponses bientôt. Elle l’espérait.
    En attendant, la retraitée, vite remise de ses émotions, s’empressa de téléphoner à toutes ses bonnes amies pour leur annoncer la nouvelle, comme s’il avait été question de vie ou de mort.
    Inutile de dire que le tranquille quartier de Eilish Drive fut vite au courant de l’emménagement de Samantha Whiter.
    Madame Lorry, le sentiment d’avoir accompli son devoir, sourit et mangea un muffin. Après tout, la vie continuait.

    A Suivre ...






     
    http://www.la-gazette.new.fr                            Xavier José Peinado





    Dossier de presse:





    Voilà un livre qui me tient à coeur et qu'il me tarde d'avoir entre les mains!

    A paraître prochainement...

     

     

     

     

     

    « Musique pour écrireLe suspense »

  • Commentaires

    1
    nrd
    Vendredi 2 Octobre 2009 à 10:28

    De rien
    Je n'ai pas encore fini la page, faut que je la mette en forme.
    Dis-moi si cela te dérange que je mette tes photos dessus.
    Bises (^_^)

    2
    Vendredi 2 Octobre 2009 à 15:46
    c'est qui ? un auteur confirmé ?
    3
    Vendredi 2 Octobre 2009 à 15:50
    c'est qui ? un auteur confirmé ?
    4
    nrd
    Dimanche 4 Octobre 2009 à 16:10

    Oui, Pinky, je crois qu'on peut dire que c'est un auteur confimé.
    Tu peux voir une autre de ses oeuvre ici: La Rose Rouge et là: Amazon.
    "La Rose Rouge" n'a rien a voir avec Mattew Whiter, mais ça montre que c'est quelqu'un qui a déjà fait ses armes  .
    Personnellement, il me tarde que le livre sorte en librairie.

    5
    nrd
    Dimanche 4 Octobre 2009 à 16:11

    Oui, Pinky, je crois qu'on peut dire que c'est un auteur confimé.
    Tu peux voir une autre de ses oeuvre ici: La Rose Rouge et là: Amazon.
    "La Rose Rouge" n'a rien a voir avec Mattew Whiter, mais ça montre que c'est quelqu'un qui a déjà fait ses armes  .
    Personnellement, il me tarde que le livre sorte en librairie.

    6
    nrd
    Dimanche 4 Octobre 2009 à 16:11

    Qu'appelles-tu "crédits"?

    7
    nrd
    Lundi 5 Octobre 2009 à 15:20

    Quand je "pique" des images, j'essaie de toujours mettre l'appartenance.
    Je trouve cela plus correct.
    Merci pour le dossier de presse .
    Nadège.

    8
    Alexis
    Samedi 7 Juin 2014 à 15:26
    ouah :)

    merci, merci !
    9
    Alexis
    Samedi 7 Juin 2014 à 15:26
    Tant que tous les crédits sont là, il n'y a absolument aucun problème ;)
    10
    Alexis
    Samedi 7 Juin 2014 à 15:26
    pour les images et tout. Beaucoup ne se donnent pas la peine de les indiquer :)
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